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Je regarde mon cellulaire en attendant ton message.
Tu sais ce que je sens maintenant? Une douleur qui se glisse quelque part à côté de mon cœur, c'est la partie gauche de ma poitrine. Elle ressemble à un gel qui brûle en s'écoulant vers le bas du corps. Il enveloppe le cœur avec une pâte gluante pour l’emprisonner. Je sens comment tout le monde pèse sur moi, je sens la vie sans toi.
Je t'écris, mais tu ne réponds pas. Je te trouve milles excuses et je garde mon espoir. Mais la pâte gluante me force de changer mon avis toutes les cinq minutes. Je ne sais plus quoi croire et la seule chose qui commence à compter pour moi c'est ta réponse. Je l'attends comme un miracle, comme une délivrance pour échapper à la douleur du gel vert, du poison qui entoure mon cœur. Je le sens si fort, si acide et si lourd autour.
Je regarde encore mon cell. Je pèse sur le bouton pur allumer son écran, je veux être convaincu que je n'avais pas raté ton message et même s'il est là je veux gagner 2 ou 3 secondes avant que le témoin lumineux confirme la réception de ton message. Ces deux ou trois secondes me sauverait de la pâte verte qui étouffe mon cœur.
Mes yeux retrouve l'endroit ou le témoin lumineux devrait s'allumer pour me secourir: pour montrer que ton message est arrivé. Rien. Je comprends, vraiment, je comprends que tu ne peux pas écrire, les milles excuses qui t’empêcherait de le faire reviennent. Je les garde dans ma tête. Je veux les retenir pour les montrer à ma douleur. "Regarde, c'est pour cela qu'elle n'écrit pas!" Je lui parle. Mais elle ne m'écoute pas et serre mon cœur, mon pauvre cœur qui bat sans toi, qui se débat sans toi. Je regarde le cell. Rien. Encore, encore...
Je me rappelle que tu était triste aujourd'hui et je me demande comment tu vas maintenant. Je voudrais tellement te soutenir et me retrouver à côté de toi! Je sais que je réussirai te convaincre que la vie est faite pour être vécue à deux. Que toi et moi, on pourrait dépasser toutes les banalités de nos autres relations pour se soulever à trois mètre au-dessus du ciel :-)
Je regarde le cell. On pourra être heureux, ma vie. On le pourra vraiment. Si non, je ne sais pas où disparaîtra tout cet amour qui remplit mon cœur. Où ira notre passion et où se cachera ton sourire. Je veux tellement le revoir, ton sourire et entendre ta voix qui me dit que tu m'aimes.
Pas de messages. Je reviens à une vie en attente. Je me sens comme ce dernier passager du train jamais arrivé dans la gare. Une gare froide sans toi. Il fait sombre et il y a du vent. Je t'attends et le cœur est serré de plus en plus fort par la tristesse. Mais j'attends et je regarde le cell. Tu m'écriras et à ce moment-là la seule chose qui comptera pour moi sera ta réponse, ton sourire et ton "je t'aime"! Vas-tu me le dire? Si oui, le train arrivera, la gare deviendra ensoleillée et je ne serai plus sur la plateforme le seul passager oublié.
Viens, donne-moi la main et dis-moi que les fleurs nous attendent... pourquoi les fleurs? Parce que j'ai toujours voulu t'en offrir...